Selon un communiqué publié mardi, Swiss Cancer Screening, les communautés d’achat des assureurs-maladie et prio.swiss, leur association-faîtière, ont déjà pu s’entendre en novembre dernier sur un nouveau contrat régissant la rémunération des prestations dans le domaine du dépistage du cancer du sein. Des solutions similaires ont désormais été trouvées pour le dépistage du cancer colorectal.
La poursuite de tous les programmes de prévention et de dépistage organisés et soumis à un contrôle de qualité en Suisse est ainsi garantie.
Accord salué
La Ligue suisse contre le cancer a salué cet accord. Elle souligne qu’en Suisse, 4600 personnes développent chaque année un cancer du côlon et que 1600 en meurent. Grâce aux méthodes actuelles, le cancer du côlon et ses prémices peuvent être détectés à un stade précoce, avant même l’apparition des symptômes.
Les négociations contractuelles s’inscrivent dans le cadre de l’introduction de la nouvelle structure tarifaire pour les soins ambulatoires au 1er janvier de cette année. Celle-ci se compose du tarif à la prestation Tardoc et des forfaits ambulatoires.
La nouvelle convention prévoit que les prestations dans les domaines de la médecine de famille, de la gastro-entérologie et de la pathologie seront désormais facturées selon le tarif à la prestation Tardoc. Pour les prestations liées au test de recherche de sang occulte dans les selles, un forfait a été fixé, comme auparavant.
Pour la population, rien ne change dans le système, précise le communiqué. Les offres dans le domaine du dépistage du cancer colorectal restent inchangées et sont accessibles aux assurés comme auparavant. Les prestations de traitement associées peuvent continuer à être utilisées sans franchise dans le cadre des programmes de dépistage.
Jeunes touchés
En avril dernier, l’Université de Genève avait conclu, dans une étude, que de plus en plus de jeunes Suisses étaient atteints d’un cancer colorectal.
Cette augmentation chez les jeunes contraste avec l’évolution observée chez les plus de 50 ans, chez qui le risque de développer un cancer colorectal a diminué grâce aux programmes de dépistage. Les changements dans l’alimentation et l’activité physique pourraient expliquer cette augmentation.